QUIDAM LAZAREVITCH GOLDMEIN, EN VOIE D’INCULPATION, DÉCLARE : JE SUIS NON COUPABLE !

18 juillet 2012

De notre envoyé spécial à Jérusalem (Palestine) ce 18 juillet 2079.

*

Quidam Lazarevitch Goldmein, juif ashkénazi et antisémite, va être interrogé sur la base d’un chef d’accusation de « crimes de guerre » qui pourrait lui être signifié à l’issue de son audition, a précisé le Parquet, qui devait tenir une conférence de presse.  Très combatif pour son âge avancé, il vient de déclarer aux media : « je ne suis pas coupable, d’ailleurs je compte plaider non coupable ».


Quidam Goldmein fut dans les derniers temps de la colonisation sioniste de l’ex-Israël un sous-fifre chargé de bombarder sans remords et sans espoir les villes de Gaza et de Ramalah y faisant des dizaines de milliers d’innocentes victimes civiles.


Quidam Goldmein coulait des jours tranquilles à Washington, la capitale des États du Nord des ex-États-Unis d’Amérique (dont tout le Sud rappelons-le vient d’être annexé manu militari par la fédération mexicano-cubaine, à l’exception de la Louisiane l’une des toutes nouvelles provinces canadiennes), de plus sous sa véritable identité et cela en dépit des informations sur son passé transmises à la justice « nordiste » depuis plus de dix mois par le Centre Yasser-Arafat basé à Jérusalem, ville internationale dépendant directement de l’administration onusienne.


D’après les documents d’archives du Centre, Quidam Goldmein a traité cruellement les palestiniens des ghettos de Gaza et de Ramalah non pas comme on le dit un peu hâtivement « en fouettant les femmes et leur faisant creuser des tranchées à mains nues » mais en participant comme des milliers de ses congénères à l’extermination partielle mais massive – par les déplacements forcés, les destructions de villages, la gestion raciste de l’eau, les assassinats, les brimades et provocations quotidiennes et pour finir les bombes – des palestiniens, ethnocide qui remonte à 1948, et même avant, mais plus sporadiquement.   

Le 17 juillet, le Premier ministre palestinien, Youssouf Ben Îsâ, un palestinien agnostique d’origine islamo-druzo-chrétienne, sans évoquer explicitement l’affaire Goldmein, mais par référence à de nombreux incidents antisémites en Palestine fomentés par des juifs revanchards ashkénazis devenus citoyens palestiniens, s’était inquiété de la résurgence de l’antisémitisme lors d’une rencontre à Jérusalem avec le président « nordiste » Mamadou Kinté, l’un des nombreux descendants d’esclaves qui firent l’Amérique du Nord.

Alimentés en informations par le Centre Yasser-Arafat, des fouille-merde du quotidien britannique The Shit avaient retrouvé la trace de l’ancien sous-fifre juif ashkénazi et avaient réussi à le rencontrer. Selon l’article publié dimanche 15 juillet sur le site en ligne du Shit, le criminel de guerre (sic) ashkénazi avait déclaré aux journaleux : « Je n’ai rien fait, partez d’ici », avant de leur claquer la porte au nez. Ô l’ignoble ! Depuis, Quidam Goldmein ne répondait plus aux coups de sonnette quelques peu intempestives, insistantes et harceleuses. Quel salaud !!!

En avril, le Centre Yasser-Arafat, du nom du célèbre résistant palestinien, prix Nobel de la Paix 1994, qui a permis à son peuple de retrouver un tout début de dignité et de reconnaissance internationale, avait placé Quidam Goldmein (qui avait à peine vingt ans au moment des faits) en tête de sa liste des criminels de guerre ashkénazis les plus recherchés au monde. (resic)

« Cet homme est en bonne santé et il conduit lui-même sa voiture », avait déclaré le 16 juillet à l’AFP Medi Filistin, directeur du Centre Yasser-Arafat à Jérusalem. « Le temps qui passe ne diminue en rien sa culpabilité et la vieillesse ne doit pas constituer une protection pour les auteurs d’an-Nakbah ».

Avant de revenir à Washington, celui qui avait été condamné à mort par contumace en 2048 en Palestine, s’était réfugié au Canada, à Montréal et Toronto, où, sous une fausse identité, il était marchand d’art. En 2065, les autorités canadiennes avaient découvert sa véritable identité et il s’était alors enfui vers Washington. Avant sa fuite, il avait reconnu devant des enquêteurs canadiens sa participation à la Nakba anti-palestinienne, tout en affirmant que son rôle avait été « limité ».

« La charité et le pardon, mais non l’oubli doivent prévaloir en tout », vient de déclarer Youssouf Ben Îsâ exhortant la Justice de son pays à la clémence.  « Dieu est seul juge, ce Goldmein ne fut qu’un pion, les vrais coupables sont morts depuis si longtemps, ils avaient noms « sionistes historiques et cohortes de leurs valets de tous bords ».  Mais mon Dieu est un dieu d’amour et de pardon. Je plaide pour une peine de principe assortie d’un sursis de pardon. L’Homme sort grandi par la mansuétude.»

L’IMMONDE – CENSURE – DOSSIER « RÉPUGNANT »

17 juillet 2012

Je ne veux pas perdre trop de temps avec les minables journaleux, médiatesques pantins et autres médiocrates.  Mais je n’ai pas l’intention de me taire.  Je vais donc à l’essentiel.

La gazette de la province parigote dénommée Le Monde qui a pris les rênes du Temps, journal collabo comme on sait, suite à la guerre de quarante particulièrement imbécile entre européens, le Monde (la gazette) donc qui fut autrefois un grand journal de référence, entre autres à l’époque de son fondateur Hubert Beuve-Méry (curieux bonhomme longtemps catholique très à droite, collabo jusqu’en 42 et finalement résistant quand le vent a tourné, ceci étant dit homme d’une certaine rigueur intellectuelle dans le journalisme et antigaulliste quand la mode était au gaullisme), le Monde (la gazette) donc, étant devenu le torchon que l’on sait depuis qu’il a viré ouvertement et outrageusement socialo-libéral, judéo-chrétien, apologiste de l’impérialisme gringo et sioniste, cette gazettine qui n’est plus de référence (ni intellectuelle, ni orthographique) et qui ne survit que grâce aux subventions de l’État à la presse (comme élément de service public, rions !!!),  dans son souci d’Épuration ne semble tolérer sur son site Internet le moindre écart.  Il a sa liste des suspects, ou plus exactement sa Liste Noire des temps de paix (du moins en nos contrées).  

1– Il y a quelques jours une sympathique Émilie écrivit un commentaire à une enquête estivale « mondialiste » sur les ouvrages littéraires emportés en vacances.

2– Or, un ou deux jours après : surprise, le commentaire avait disparu :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/16/quand-le-journal-le-monde-censure-le-temoignage-dune-jeune-handicapee/

Il semble donc avéré que sur la Liste Noire d’Épuration du Monde (la gazette) il y ait ; soit le talentueux Dino Buzzati, peut-être pour avoir osé écrire sur Le Chien qui a vu Dieu tout en affirmant blasphématoire « Dio che non esisti, ti prego » ; soit Albert Camus, mais je ne sache pas qu’il ait eu quelque comportement déviant ou anticonformiste en écrivant La Peste, bien au contraire.  Il ne me reste donc à dire que l’innommable est probablement le troisième larron, le certain Olivier Mathieu et/ou son ouvrage dont le titre complet est je le rappelle, pour qui n’aurait pas bien retenu et pour que ça vous entre bien… dans la tête : La petite queue et le prépuce du meilleur des goyim : Robert Pioche. Je ne sais trop ce qui déplaît au misérable, au minable « modérateur » de mes deux églises, voire à la rédaction du Monde (la gazette) : les oliviers, les pioches, les petites queues, les prépuces ou les goyim ? Ou un peu tout ça ?  Je l’ignore totalement !   

3 – Mais pendant ce temps un cloporte Lambda, chantre et enfant de chœur de la procession aux Saintes Huiles, écrivait avec tout le courage réservé aux anonymes, ce commentaire de petit-prof retraité qu’il est très certainement, animalcule qui n’a jamais réalisé aucune œuvre dans sa vie, j’en suis persuadé, mais est apte à critiquer et à juger, autrement dit le lecteur habituel de l’antique journal de référence :

« Pas très sympathique, votre Olivier Mathieu, chère Émilie. Et même assez répugnant : Il tient des propos négationnistes à propos de la Shoah. C’était il y a quelques années, mais il ne paraît pas vraiment les regretter aujourd’hui (parce qu’entretemps Loi Gayssot ?) Ceci dit, Céline était aussi une grande crapule et un personnage éminemment antipathique, on est obligé d’admettre, pourtant, que c’était un des deux ou trois plus grands écrivains français du XXème siècle. Alors, faut voir… »

4 – Émilie, me dit-on, a demandé depuis sa censure, des explications à l’Immonde, la gazette de l’Épuration. Je crains qu’elle n’attende éternellement une réponse du bureau de la censure.  Et encore plus grotesque : tout en épurant Émilie, la gazette de l’après-midi maintenait ce commentaire désobligeant à son commentaire à elle, nullement désobligeant mais bien totalement disparu.  

5 – Puis O. M. (je ne cite que les initiales de peur d’être contaminé par ses puissants virus) a écrit en ces termes aux épurateurs de temps de paix (je n’ose imaginer ce que furent les années 45-46 et suivantes en France, je suis de la décennie suivante, « ni responsable, ni coupable », mais je crois me souvenir d’avoir constaté autrefois que les plus grands épurateurs furent aussi les plus médiocres écrivains, et même pas écrivains du tout ; l’un va toujours avec l’autre) :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/17/le-mediateur-du-monde-va-t-il-remedier-a-ce-mince-probleme-de-censure-et-dinsulte-anonyme/

6 – Parce que tout éditeur (même marginal et d’opérette) se doit de défendre « ses auteurs », j’ai donc écrit le texte qui se trouve juste à suivre :

Avant de vous inciter à le lire, je voudrais remercier ici Le Figaro qui lui, a encore la décence d’évoquer, certes peu souventefois, mais non jamais, Olivier Mathieu, par exemple au moment des déclarations de candidature à l’Académie française. Mais le Figaro n’est pas l’immonde « – Qualités ?  – Gentilhomme. –  Vous êtes gentilhomme ? – Si le ciel l’eût voulu, je serais fils d’un Prince. »

Enfin, je voudrais ajouter que j’ai définitivement abandonné la lecture quotidienne et payante du Monde-la-Gazette lors du déclenchement de la première guerre du Golfe quand cette feuille ouvrit largement ses colonnes à divers crétins bellicistes, et en premier lieu au petit sioniste haineux (qui fait peur aux gosses) Kouchner qui nous abreuva hors propos de Munich et parla des Verts pacifistes ou pacifiques (c’était de la seule grande époque des Verts, celle de Waechter, «  ni gauche, ni droite ») comme de vulgaires « Verts de gris ».  La goutte d’eau, car ça couvait pour moi depuis des années.

 http://lequichotte.unblog.fr/2012/07/17/robert-bardamu-et-le-cloporte/

ROBERT, BARDAMU ET LE CLOPORTE

17 juillet 2012

« L’été, je m’attèle aux livres impossibles à lire durant l’année » tel est le titre d’un récent article du Monde (la gazette). Curieux titre, mais sujet récurrent de tous les étés d’autant que celui-ci, en de nombreuses régions de France, n’incite pas aux sorties.

J’aimerais comprendre le sens exact du mot « impossible ». Déjà s’agit-il d’une impossibilité physique et matérielle ou d’une impossibilité morale et intellectuelle. Je ne sais pas si je dois plaindre tous ces gens qui acceptent de vivre comme des mollusques à pattes entre « métro-boulot-dodo », moyens de transports divers, supermarchés, fêtes pseudo-populaires, téléphone portable, télévision, ordinateur, jouets variés et avariés. Je ne sais plus si je dois les plaindre ou me dire que l’homme moyen (homme ou femme) mérite son sort d’esclave. Après tout, il élit ses dirigeants politiques, syndicaux et tout ce que l’on veut, il manifeste, va au stade, au cinéma, etc. etc. et plus généralement admire le clinquant de la propagande, est parfaitement intégré, animal grégaire, à cette société pas si mauvaise à ses yeux de consommateur, puisqu’il la fait fonctionner au mieux en toute connaissance de cause – généralement plus consciencieux, plus « moral », plus respectueux du système social que ses propres (ou impropres) maîtres, à tout prendre, reconnus et acceptés.

Et je suis certain que tous ces gens-là, gens qui n’ont pas le temps, jamais le temps de lire ont tout le temps de s’abreuver du spectacle du monde et de consommer amorphes la technologie abêtissante audio-visuelle. Non seulement ils ne lisent pas, mais ils ne créent rien et acceptent le monde tel qu’il est et tel qu’il s’appauvrit, se décompose. Consommateurs béats. Et lorsqu’ils se risquent à lire, ils veulent lire soit un calque de leur propre histoire, soit celle des contes de fée des princes et des princesses dits modernes et bourrés de bons sentiments, soit encore celle des bas-fonds de l’humanité contemporaine, tout remplis d’un sordide barbare. Ils lisent généralement ce qu’on leur dit de lire. « On » : les médiateux médiocres, filous ou intéressés. Ces sous-officiers de l’armée capitaliste.

La société n’est pas, n’est plus romantique. Le bourgeois est trivial, le savant lui-même est souvent (si j’en excepte les vrais et rares progressistes qui font avancer la recherche médicale par exemple) un tâcheron au service du capitalisme destructeur, guerrier, imbécile. Et les enseignants sont généralement des agents de propagande, des petits-profs bornés à l’esprit étroit. Conformistes, ils se prétendent à la page, goûtent les écrivaillons à la mode, ne sortent pas de quelques auteurs consacrés par leurs propres aînés (en des manuels écrits par… des profs), mais retardent toujours tout en adorant Lézard, celui qui dort au soleil, le petit dieu des « arts » décadents. Les fonctionnaires risquent rarement leur place. Je compte les maîtres qui m’ont ouvert l’esprit, donné le goût d’apprendre, de toujours en savoir plus, et qui m’ont laissé naviguer en dehors des eaux vaseuses du port des idées reçues. Ils ne sont pas plus nombreux que les doigts d’une seule main.

Pourquoi j’évoque en particulier les petits-profs (j’y mets les universitaires également) ? Parce que ceux-ci constituent un fort contingent de députés, avec les cadres qui sont les petits-profs des usines, des commerces et des bureaux. Et parce que l’ensemble de ces petits-profs constituent le lectorat principal du Monde, de Libération, de Télérama, du Nouvel-Observateur (je ne sais pas trop ce qu’il a de neuf d’ailleurs ni trop ce qu’il observe sinon l’apparence des choses et les modes intellectuelles), etc. Enfin tous ces gens qui constituent (en y ajoutant les médiateux) l’ensemble des sous-officiers, parfois officiers du Capital.

Quand il m’arrive de lire des commentaires du Monde (la gazette), mais uniquement à petite dose, car je me lasse vite de ces redondances, je suis parfois agréablement surpris d’y trouver un commentaire plus original ou plus frais que le convenu et l’attendu commun.

Je viens d’y lire une certaine Émilie (coucou Émilie) vantant les mérites d’Olivier Mathieu et le mettant parmi les auteurs qu’il convient de lire, pendant les vacances ou à tout autre moment d’ailleurs. Je ne peux qu’acquiescer étant l’éditeur (éditeur marginal) de ce même Olivier Mathieu (également marginal), ce curieux animal pour plus d’un.

Puis j’ai lu sur ce même forum du Monde (la gazette) un commentaire à Émilie, enfin un ensemble de réflexions qui me laissent toujours pantois car, sous couvert d’énoncer du vaguement tolérant, très vaguement informé, elles contiennent autant de conneries qu’il n’y a de phrases et qu’elles dénotent une caricature d’esprit conformiste qui, je ne crains pas de l’affirmer se croit très certainement de son temps, voire en avance sur son temps, de gauche (de la gauche bourgeoise dirais-je), pour la liberté d’expression (enfin la sienne), et surtout se croit à même de bien comprendre l’état présent de la société mondiale dominante. Enfin, le conformisme de gauche type, du petit-bourgeois également de gauche type. Mais, pour finir prudent, on ne sait jamais la mode littéraire ou politique peut changer brusquement.

« Pas très sympathique, votre Olivier Mathieu, chère Émilie. » Diantre, notre commentateur semble connaître Olivier Mathieu et ne le trouve pas sympathique. Où a-t-il pu le rencontrer, lui qui n’apparaît nulle part dans les media et très rarement en revues (si ce n’est pour parler littérature, de ses ascendants… par exemple dans Éléments ou dans les Cahiers Baillon) et qui est édité en marge du circuit officiel. Le seul autre endroit où il apparaît quelquefois (presse, Internet) est lié à l’habitude ludique (et qu’il sait parfaitement vaine) qu’il a prise de se présenter à l’Académie française. Je n’y vois rien là non plus d’antipathique.

« Et même assez répugnant : » Diantre ! bis repetita placent. En quoi notre Olivier (prénom qui me fait toujours penser à la Méditerranée, à l’antiquité païenne, et beaucoup moins aux oliviers du jardin que le catéchisme me fit subir en ma jeunesse), oui, en quoi notre Olivier serait-il répugnant?

« Il tient des propos négationnistes à propos de la Shoah. » Ô l’affreux ! Et d’une, le présent (il tient ? où ? sur quels supports? dans la rue ?) me semble totalement faux. Et de deux, personnellement j’ignore ce que veut dire le mot « négationnisme ». Ou plus exactement c’est un mot polémique, pour ne pas dire polémiste, hors la polémique n’a rien à faire dans le domaine de l’Histoire des hommes et des peuples. Ce mot « négationniste » est aussi juste, c’est-à-dire aussi faux que celui d’« antisémite » pour définir ceux qui ne portent pas dans leur cœur les juifs (qui ne sont pas tous sémites loin s’en faut, et c’est justement ceux-là les plus militants, et alors même que l’essentiel des sémites sont arabes) quand des crétins n’en font pas un synonyme d’ «antisioniste » alors même que le sioniste est une idéologie tribale, raciste, colonialiste, ethnocide, belliciste et j’en passe. Enlever au sionisme le soutien des banques et il n’en reste rien de tangible. Et les sionistes deviennent les manouches du Proche-Orient.

Quand on n’a rien à opposer aux arguments adverses, on insulte : négationniste, fasciste, raciste ! Mais sur aucun fait. Concret et présent. Qui plus est, ceux qui crient le plus fort sont eux-mêmes des racistes convaincus, des escrocs, des élus menteurs. Je veux parler des sionistes et de tous les ignorants ou racistes de seconde zone qui les soutiennent. Et là, il y a des faits tangibles et patents : soixante ans de guerre coloniale pour réduire à néant la Palestine.

« La Shoah » : je renvoie aux dizaines de livres révisionnistes expliquant en long, en large et en travers ce qu’il en fut. Il y a longtemps que les écrits révisionnistes ont parfaitement décortiqué l’hagiographie holocaustique et autres récits à la Martin Gray (écrit par le nègre Max Gallo). Délit sans trace (ce qui n’est pas tout à fait le cas de la bombe atomique démocratique) ou déportation forcée vers l’Est jusqu’aux limbes de la Russie ? Conditions de vie dans les camps plus que difficile et de guerre atroces, de fin de guerre en particulier, puisque l’Allemagne subissait un embargo total et des bombardements démocratiques jusque sur les camps de concentration, comment s’étonner de découvrir en 1945 des cadavres (juifs et non juifs) morts ou déambulant en ces lieux.

Comment ne pas être étonné aussi par ces faits : des textes des années quarante ont repris mot pour mot de la propagande antiallemande ou pro-occidentale de la guerre de Quatorze concernant des gazages réels ou fictifs ; des milliers de juifs sont nés dans des camps ; des organismes juifs très officiels, irresponsables et bien à abri loin de l’Europe, ont déclaré la guerre au nazisme ; les organisations juives estimaient à deux millions le nombre de juifs d’Europe avant-guerre quand on nous dit que six millions furent gazés (certains officiellement répertoriés comme gazés telle Simone Veil étant encore en vie), on nous parle même maintenant de génocide par les armes en amalgamant toutes les atrocités des uns et des autres sur le front de l’Est (tueries diverses et prises d’otages de toutes sortes de populations et de peuples, tant du côté bolchévique que du côté nazi) ; on nous dit existence de chambres à gaz homicides uniquement sur le territoire de l’ancienne Pologne (catholique et peu portée sur le judaïsme) annexée après-guerre par les bolchéviques (les mêmes, ces champions de la propagande, qui mirent sur le dos des nazis l’extermination de tous les cadres de l’armée polonaise à Katyn).

L’Histoire de l’humanité n’est qu’une suite de tueries et d’atrocités. L’Histoire n’a que faire de la religion pour expliquer des faits ou des non faits, même si dans le domaine de la Seconde Guerre Mondiale tout n’est pas facile à recomposer. La Shoah, ou si l’on préfère l’Holocauste relève tout droit de la religion judaïque même, où un dieu foncièrement méchant puni périodiquement son mauvais peuple, son peuple qui s’égare. Ce n’est pas moi qui le dit mais divers passages de la Bible. Moïse en personne n’a-t-il pas fait exterminer des milliers de mauvais juifs qui s’étaient mis à adorer le Veau d’Or en son absence ?! Consultez la Bible, c’est écrit dedans. Des rabbins orthodoxes vont jusqu’à prétendre que les juifs morts pendant la guerre étaient la réincarnation de mauvais juifs des temps passés. Ils parlent presque de châtiment mérité… Va savoir s’ils ne pensent pas que les nazis n’aient fait quelque œuvre pieuse ! Où est Dieu, où est Belzébuth ? ! Je ne crois donc pas m’écarter de la logique judaïque en parlant de la Shoah comme étant un terme de religion.

Comme autres faits d’Histoire peu reluisants on pourrait évoquer la Catastrophe ou le Désastre palestinien, an-Nakbah qui continue tous les jours devant nos yeux impuissants ou pour les plus abrutis et inhumains (dont un bon nombre sont judéo-chrétiens affirmés !!!) : satisfaits. Ou l’esclavage qui est encore bien présent (esclavage plus ou moins intégral comme dans certaines contrées d’Afrique, en Inde, ou esclavage de luxe dans le salariat généralisé). Du temps de l’un des esclavages les plus primaires et destructeurs d’êtres humains, celui des noirs, tout le monde y donna du sien : les bourgeois européens (où les banquiers, commerçants, armateurs ou colons juifs ne furent pas les derniers, soit dit en passant), des populations arabes ou touareg, des tribus noires à l’encontre d’autres tribus noires, etc. C’est pour cela aussi que la repentance occidentale, je m’en tape ; d’ailleurs je n’étais pas né. Et je ne suis pas, plus judéo-chrétien (baptisé catholique malgré moi comme d’autres sont circoncis malgré eux, je refuse tout totalitarisme monothéiste et encore plus les luttes entre religions). Or, la repentance pue la sacristie, l’hypocrisie, le jésuitisme.

« C’était il y a quelques années, mais il ne paraît pas vraiment les regretter aujourd’hui (parce qu’entretemps Loi Gayssot ?) » Plus que quelques années, vingt ans passés. Mais tu es muet sur ses propos si scandaleux ! En particulier sur les dites chambres à gaz homicides ; et sur le sort réservé aux millions d’allemands anonymes déportés après-guerre. Comment peux-tu savoir s’il les regrette ou pas ? Il n’en parle pratiquement jamais, même intégralement jamais, du moins sur Internet et sur le fond, uniquement sur ses conséquences. Par exemple, sur le fait qu’il a été agressé physiquement au vu et au su de millions de téléspectateurs, que ces agresseurs ont été parfaitement identifiés, nom, prénom, adresse, etc. mais… jamais poursuivis. Non-lieu ! On ne condamne pas certains élus (je parle des élus des dominants de la Société et de Dieu, pas des élus des urnes). Tu sembles dire qu’Olivier Mathieu « ne paraît pas vraiment regretter ses propos … parce que depuis la Loi Gayssot est passée par là ». Là j’ai du mal à comprendre. Je crois comprendre qu’Olivier Mathieu n’aurait même plus le courage de renier ses propos, par peur. Ou alors à l’inverse, qu’il ne voudrait pas les renier par bravade, parce que la gayssotine est passée par là.

« Ceci dit, Céline était aussi une grande crapule et un personnage éminemment antipathique, » Personnellement, à mon goût, je ne trouve pas que Céline ait été une crapule et il ne m’est pas antipathique. C’est un génie de l’écriture. « Un rêvasseur bardique » qui a travaillé dur pour écrire ses livres. « Je me masturbe » disait-il en écrivant et réécrivant sans relâche et à la plume ses manuscrits. Une femme qui fut longtemps la même se chargeant de tout dactylographier. Gros travail là aussi. Il n’y a que quelqu’un habitué à écrire pour s’en rendre compte.

Céline c’était, avant tout autre chose, une victime de la guerre de Quatorze qui, comme des millions d’autres, était devenu hystériquement pacifiste (c’est le fond de ses pamphlets, le refus impuissant d’une seconde guerre). Ce fut aussi quelqu’un qui fut mis à l’écart lorsqu’il était médecin de dispensaire pour des raisons ethnico-politiques. Un homme dégoûté qui méprisait deux aspects de l’humanité : d’une part son côté bestial (je cite de mémoire : l’amour, c’est l’infini à la portée du premier caniche venu), et d’autre part son côté barbare, pas fini, nul. Son intelligence limitée, bornée, ses préjugés, ses comportements grégaires. C’était un hyper-sensible misanthrope ; et comme tous les misanthropes un vrai humaniste.
Un humaniste faisant ce qu’il pouvait, un humaniste déçu, déçu en premier lieu par le bolchévisme : tel était l’objet de son premier pamphlet, qu’il conviendrait mieux d’appeler critique ou satire, ou en quelques phrases il a parfaitement résumé le fond du sentiment populaire et des limites à ne pas dépasser au temps du Front Popu. : il préconisait « le communisme Labiche », avec un pavillon pour chaque famille, un bout de terrain, le même salaire pour tous et interdiction de s’enrichir. C’était un être seul qui conchia tout autant la Collaboration que la Résistance, qui a eu un seul tort pour sa carrière (mais de ça, je veux dire de sa carrière, il s’en foutait bien, c’est façon de parler) de s’être trompé de mot, ou plus exactement d’avoir employé un mot celui des vaincus au lieu d’avoir employé un autre mot, celui des vainqueurs, du moins des vainqueurs de l’Est dans ses trois autres pamphlets et quelques articles ou courriers de lecteur de la période de guerre. Enlevez, remplacez le mot « juif » de ces ouvrages, mettez-y le mot « bourgeois », « petit-bourgeois », « capitalistes» et voilà notre Céline promut le plus grand écrivain, que dis-je le plus grand poète en prose prolétarien.

Moi, personnellement, je prends tout chez Céline. Son meilleur livre est à mon goût « Féerie pour une autre fois », un pur poème. « Casse-Pipe », malheureusement inachevé est également de tout premier ordre. J’y vois du cinéma d’avant-guerre comme j’aime, presque une pièce du Grand-Guignol. Un esprit baroque, facétieux et de farce. Et dans le genre diatribe contre l’un de ses contemporains, « À l’Agité du Bocal » n’est pas mal non plus. Mais j’aime tout de lui. Dur de se mettre dans ses livres, mais quand on a pris le pli, quel régal permanent. Je prends tout en bloc ; il n’y a que les non lecteurs intégraux de Céline qui le découpe en tranche. Il n’y a que les non lecteurs des dits pamphlets qui disent que ces textes-là ne sont qu’ordures antijuives ; il y parle de tant et plus de choses. Céline a énormément compris l’impuissance des sensitifs ou des vrais penseurs à pouvoir agir sur le cours des choses, à pouvoir même supporter la société des hommes. Il préférait celle des animaux lui aussi. En avait-il le droit ? Cela me fait penser exactement à ce qui vient d’arriver à Olivier Mathieu. Voici ce qu’il écrit :

Il y a quelques jours, j’ai pris la défense d’un chien. J’aime les chiens depuis mon enfance. On m’a demandé si je croyais en ce quoi il faut croire. Comment puis-je aimer les chiens, si je ne croyais pas ce en quoi il faut croire? Je comprends, dès lors, que je n’ai probablement pas le droit non plus d’aimer les chiens. Pour ma part, je pensais que ce que je devais partager avec les amis des chiens, c’était la passion pour les chiens. Personnellement, si un ami des chiens est anté-machin ou néo-truc ou post-bidule ou archéo-chose, cela ne me dérange pas. Mais des adeptes de la liberté décrétaient, d’après les interprétations qu’ils donnaient des arrière-pensées qu’ils me prêtaient, que je n’avais pas (probablement?) le droit d’aimer les chiens. Eux, ils ont le droit. Pas moi… Comment pouvais-je aimer les chiens, si je ne croyais pas ce en quoi il faut croire?

Et puis, j’ajoute qu’il faut être pas mal pignouf, petit pantin sans idées propres, répétiteur des idées des autres (comme le dit encore Olivier Mathieu : « J’ai trouvé des croyants qui ne savent pas pourquoi ils croient, et des incroyants qui ne savent pas pourquoi ils ne croient pas ») pour oser l’énormité suivante : « Ceci dit, Céline était aussi une grande crapule et un personnage éminemment antipathique, » tout en ajoutant : « on est obligé d’admettre, pourtant, que c’était un des deux ou trois plus grands écrivains français du XXème siècle. » Tout en concluant encore plus fort par : Alors, faut voir. » Car je doute fort que l’on puisse admirer, aimer l’écriture, les livres, d’une crapule et d’un antipathique (d’une crapule dans la vie et/ou dans ses textes d’ailleurs ? ce n’est pas vraiment précisé). Je vois mal comment différencier le fond de la forme, les mots des phrases… Certes on écrit souvent « il ne faut pas confondre l’œuvre d’un artiste avec sa biographie ». Je doute de plus en plus de la véracité de cette sentence abrupte, ou de l’inadéquation au moins totale entre l’œuvre et son auteur.

« On est obligé d’admettre, pourtant ». Qui est derrière ce « on » anonyme ? Les maîtres à penser ? L’idéologie dominante ? Quelque Dieu sournois ? On est même obligé d’admettre qu’il est l’un des plus grands écrivains de toute la littérature française. Il est quand même curieux de penser que Céline ne peut être caché, omis quand d’autres très grands bonhomme comme Bloy sont encore au purgatoire. Il est vrai que Céline n’était pas croyant, un élément positif à notre époque, mais pourtant Bloy a défendu les juifs enfin du moins ses juifs de l’antiquité à lui, des êtres bien vivants en son esprit mais très probablement fantomatiques, enfin, il est vrai aussi, qu’il démolit Zola le Juste dans « Je M’Accuse ».

Le « Alors, faut voir » révèle la mentalité de cloporte de celui qui énonce cette énormité. «Olivier Mathieu est un salaud, mais je ne l’ai pas encore lu du tout. Si c’est un salaud mais que les patentés me disent de croire en sa valeur, talent ou génie, je m’incline sans discussion aucune ; sinon, je tire à vue sur l’animal. » Or, comme le rappelle Émilie, c’est déjà tout vu. Olivier Mathieu, dit-elle, « dépasse largement le niveau de certains prétendants aux sièges de l’Académie française« . Et moi, je dis à H., le courageux anonyme : «Renseigne-toi, cloporte, ne répète pas comme tout le monde toujours la même phrase, l’unique ânonnement concernant Olivier Mathieu que tu ne connais pas, ni comme homme, ni comme écrivain. La volonté d’en rester au ouï-dire, mais de ne pas rater le vent qui tourne, en attendant les directives du comité central des « esprits éclairés », n’est-ce pas le lot commun des crétins pitoyables ? »

« POUR ESCHEVIR MIRANCOLIE »*

13 juillet 2012

En cette période estivale les articles sur mon blog se font plus rares… plutôt (ou plus tard) rares. Il ne faut pas y voir une quelconque inattention, un quelconque relâchement dû à la fréquentation effrénée des plages en quête de bronzette, ni le résultat d’une impossibilité à me décoller des écrans de télévision alors que je serais dans la contemplation des « hommes-sandouiches » (souvent sous-payés) de cette vaste émission publicitaire vantant les beautés des paysages (enfin ce qu’il en reste) de notre pays éternel franchouillard : je veux parler du Tour… le Tour de France, qui n’a rien d’un tour d’ailleurs et qui n’est pas toujours en France. Ni encore moins d’un tour compagnonnique.

Non, c’est plus prosaïque, je suis pris par d’autres écritures et aussi j’ai énormément de mal à décongeler étant dans une contrée où un début de printemps ou une fin d’automne semble se confondre avec l’été qui est parti pour être plus pourri que l’été 2011, du moins « par chez moi ». C’est désolant, crispant, déprimant. Quand on sait déjà que commence à se réduire pour six longs mois, dès le second jour de l’été la durée du jour, je veux dire : de la partie de clarté de la journée s’opposant à la nuit. De la partie solaire et non lunaire.

À trop attendre, il fait « frigo ». On se frigorifie. « Fay frio » dit-on en galicien.

Et frigorifié, il est dur de se dire « bientôt plusieurs semaines, voire plusieurs mois de chaleur solaire, de longues journées, enfin de temps béni à la gloire de notre père à tous Le Soleil » et de tout voir passer misérablement, tristounettement, inexorablement en pluies et vent, vagues clins d’oeil de l’astre de Vie, comme au printemps, comme à l’automne, presque comme certains hivers très doux.

Le moral se met en berne. Sans pouvoir s’en remettre.

Cela étant, je vais vous dire quelques mots un peu par hasard, pour l’avoir lu récemment et distraitement, concernant un fouteux célèbre et friqué qui devrait rejoindre bientôt l’équipe qatarit dénommée « Paris Saint-Germain ». Les quatarim sont des gens tolérants contrairement aux illuminés attardés de Tombouctou, du moins quand l’image publicitaire leur sied bien. Autrement dit, ils ne crachent pas sur Saint Germain qui rappelons-le, indépendamment d’être une cité francilienne, est aussi le nom de divers saints hommes de la chrétienté qui se signalèrent « out’fay » (en mon dialecte moribond ou « otërfoué » en dialecte angevin, également moribond) :

­- l’un pour avoir été martyrisé au IIIe ou IVe siècle à Besançon, sans doute suite à un excès, une outrance de prosélytisme intolérant d’icelui ; 

­- l’autre, l’Auxerrois (mort en 448), pour avoir évangélisé la Bretagne insulaire (et dont les pouvoirs semblent limités de nos jours puisqu’il n’a pas permis à l’ancien patronage de l’A.J.A. de se maintenir en première division de football) ;

­- « le Scot … de la Mer… à la rouelle » pour avoir arpenté l’Euskadi et sans doute outre mesure la Normandie et finalement indisposé un méchant païen dénommé Hubalt qui le tua de sa main à Saint-Germain-sur-Bresle dans la seconde moitié du Ve siècle ;

­- ou bien, le Germain de Paris (mort en 576) pour avoir fondé l’abbaye de Saint Germain des Prés qui eut renommée jusqu’en Anjou mais est surtout connu (surtout de moi) comme le saint patron des apaches, zazous et autres existentialistes au culte « djazzo »-chtonien ; de la faune cavernicole de caves enfumés et autres pseudo-penseurs et crypto-chanteuses-à-texte au teint cadavérique ;

­- ou bien encore, l’extension du précédent Saint Germain péri-parisien, autour de l’An Mille, au monastère « en Laye », ce qui voudrait dire : en la Forêt (soit «  en Lida », nom de l’ancienne forêt qui couvrait toute la région, soit « en laie », chemin de terre percé dans une forêt, soit « en lay », du francique « laida » qui désigne une réserve dans une forêt. Ou un peu tout ça).

Mais revenons à notre sujet principal, je voulais évoquer le fouteux européen et plus précisément suédois Zlatan Ibrahimović, né en 1981 à Malmö. Je passe sur les détails de son histoire familiale juste pour en dire l’essentiel : son père a fuit la Bosnie-Herzégovine et rencontré sa femme en Suède, elle qui avait fui la Croatie, plusieurs années avant les « évènements » yougoslaves. Son père, comme un bon nombre de Bosniaques est musulman, descendant de ces slaves convertis à l’islam sous l’empire ottoman, dont certains ont pris des noms coraniques donc arabes ou plus généralement sémites (ainsi d’Ibrahimović d’ailleurs) comme une partie d’autres peuples balkaniques tels les albanais. Le musulman de nos jours encore, est regardé d’un mauvais œil, comme un descendant de « collabos » par les serbes orthodoxes et les croates catholiques, ainsi que par les minorités chrétiennes d’Albanie.

Sa mère comme l’énorme majorité des croates est papiste, je veux dire catholique.

Lui-même qui est très lié à sa famille, aurait dit à la presse « que même s’il n’est pas tout à fait pratiquant, il croit en Allah. » Il aurait même offert à son père une voiture Mercedes pour l’Aïd el-Kebir de 2005.

Mais ce qui est plus amusant (et rassurant, du moins à mon goût) est que ce musulman est à l’image de nombre de chrétiens européens, voire de juifs plus ou moins laïcisés ou déconfessionnalisés : c’est-à-dire vaguement, débonnairement ou doucettement croyants sans intolérance, ou agnostiques sans heurts ni folie extrémiste. Comme nombre de français moyens fréquentant les églises aux seules grandes occasions de la vie.

Ibrahimović ne suit pas les canons orthodoxes de l’islam, mais ne suit pas non plus tous les canons d’une « saine » Europe, car il a le corps couvert de tatouages mêlant le meilleur au moins bon. Il porte en effet une bonne dizaine de tatouages un peu partout sur le corps ; tatouages principalement liés dans leur signification à sa famille. Curieuse pratique que le tatouage qui s’explique moins dans une société habillée que dans les tribus primitives où le corps est pensé comme support de l’art pictural, mais pas seulement de l’art, de pratiques autrement mutilantes, mais c’est un tout autre sujet qu’il convient d’aborder avec tact, car ce n’est pas notre monde occidental.

Commençons par le moins bon. Sur ses abdominaux est écrit, en angliche comme « un plus », « Only God Can Judge Me » (« seul Dieu peut me juger »). C’est le tatouage des pseudo-rebelles devenus starlets comme le rappeur Tupac et le basketteur Allen Iverson. Il se serait également fait tatouer son prénom au même endroit et à l’encre blanche, mais cela relève plus de la rumeur que de la réalité. Sur les hanches, il viendrait de se faire tatouer deux cartes « de poker » porte-chance : l’As de coeur et l’As de trèfle.

Continuons par le plus neutre ou le plus sympathique. La plus grosse pièce d’Ibrahimov est un tatouage de dragon rouge qui se love de son dos à ses côtes, sur la hanche droite. Ce tatouage de dragon symboliserait sa personnalité. Les signes tatoués à l’intérieur de ses deux poignets correspondent aux dates de naissance de ses parents, de sa femme et de ses deux fils. Il appelle ses tatouages le « code Ibrahimović », en référence au Code de Vinci (The Da Vinci Code ). Il faut y ajouter sur le bras gauche, le prénom de sa mère Jurka, sur le bras droit le prénom de son père Šefik et celui de son fils aîné Maximilian en écriture gothique ; sur le bras également, le prénom de son deuxième fils Vincent. On trouve encore à l’extérieur et le haut de son bras droit, son nom de famille calligraphié en écriture arabe. Et pour finir, une manchette tribale sur l’épaule et le biceps droit, un tatau d’inspiration polynésienne qui symbolise l’union familiale, la chance et la bonne fortune.

Curieux bigarrement très éclectique, bien à l’image de plus en plus floue de l’Europe. Et puis, j’oubliais bien sûr, sa queue de cheval. (Remarque : un quidam pourrait-il être accepté de cette manière dans une entreprise ; c’est encore un autre sujet).

Mais achevons sur une autre note d’ethnographie « ibrahimovitchienne ». Les gazettes sportives de la fin de l’été 2011 nous ont appris que suite à la défaite suédoise face à la Hongrie (1-2), Zlatan Ibrahimovinvité ses coéquipiers et les dirigeants dans sa villa de Malmö où l’équipe a pu participer à un festin à la Astérix. En effet, Ibrahimović est un chasseur, c’est un aspect que je n’apprécie que dans les sociétés de chasseurs-pêcheurs-cueilleurs. Je le dis d’autant plus simplement que je suis d’une large famille de chasseurs, mon père fut lui-même chasseur au chien d’arrêt. Zlatan a donc mis à son tableau de chasse rien de moins qu’un sanglier. Ce qui a fait le centre de son festin. La viande n’y était donc pas hallal, d’autant moins que le sanglier est le porc sauvage.

Personne ne s’en offusque et pas son entourage. « Seul Dieu peut me juger ».

Et c’est très bien ainsi.

* titre d’un « vieux poème françois » du XIVe siècle qui signifie en « français moderne » : « pour achever mélancolie » ou peut-être « pour échoir mélancolie »

MON OPINION SUR LA QUESTION DU HIJAB.

7 juillet 2012

Olivier Mathieu a écrit un article sur le port du hijab pour les femmes de certains pays musulmans.  C’est ici :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/06/la-fifa-autorise-le-port-du-hijab-pour-les-sportives-ou-est-le-scandale/

Voici des éléments que j’amène en complément ou en commentaire de ses propos.

Je trouve qu’Olivier Mathieu a bien résumé la question.  Elle est d’ailleurs du même ordre que celle qui prétend imposer à l’Europe entière de se plier à certains diktats financiers, idéologiques, géopolitiques, de repentance, ou de « correction » (pas toujours très correcte) à la sauce occidentale.

Mais, à mon goût (sans doute utopique) il serait préférable que ni l’idéologie dominante, ni la politique, ni la religion, ni aucun complexe politico-religio-idéologique ne puissent imposer le carcan de quoi que ce soit relevant de la religion ou des préjugés dominants d’une société. 

C’est pour cela que je conteste la légitimité de tout État qui préjuge de l’opinion générale pour se déclarer d’une religion précise et ne sépare pas l’État, qui relève de la politique, de l’ensemble j’allais dire des Églises, mais il ne s’agit pas toujours d’Églises, disons de l’ensemble des institutions religieuses qui relèvent des croyances et des consciences non pas collectives, quoi que certains en disent, mais individuelles.

À ce niveau, il est des pays qui en sont actuellement au niveau de ce que fut notre Moyen-âge européen et de son lot de guerres de religions absurdes et barbares, aberrantes pour des gens qui prétendaient défendre un dieu d’amour, guerres dont aucun européen sensé ne veut plus entendre parler.

Libre à chacun de croire ou de ne pas croire en son for intérieur ou en ses temples, ses lieux de culte réservés à cet usage. À ceci ou à cela, ou à rien.  Personnellement, je ne pousse pas ma conception de la laïcité jusqu’à me féliciter de qui trouverait judicieux d’enlever les calvaires à la croisée de chemins, d’ôter les croix sur les pics montagneux (comme je l’ai lu !!!) ou de transformer des églises désaffectées en je ne sais quoi, voire en tas de ruines. Sacrilège autant artistique (art noble ou populaire des siècles passés) que sacrilège religieux.  Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en félicite ou que l’on s’en indigne (souvent en  n’ayant aucun sentiment de sacré ou d’éthique à mettre à la place, si ce n’est un pseudo-hédonisme de crétin, ou de militant religieux et borné de l’athéisme intolérant) la religion judéo-chrétienne fait partie intégrante et majeure du patrimoine européen.  Ce n’est ni bien ni mal de nos jours, c’est le grand fait de deux millénaires d’Histoire européenne. La tolérance a fait quelques progrès en ce domaine depuis le temps de l’Inquisition tout autant protestante que catholique ou orthodoxe d’ailleurs…

Nous européens, qui commençons à dire « ouf ! » en sortant de ce carcan… je ne voudrais pas que d’autres y soient maintenus de force.  Voilà ma vraie réserve. Car, je crains et d’une que les femmes musulmanes n’ont pas été invitées à donner leur avis sur le sujet et de deux je doute que « les jeunes footballeuses iraniennes ont envie de jouer au ballon en portant le hijab » comme le suggère Olivier Mathieu. Mais jouer au ballon, oui…

Cela dit, je considère comme un vrai progrès que les pays islamiques ou islamistes largement machistes, s’ouvrent certes lentement, mais progressivement à la liberté individuelle de croyance (c’est le cas contraint forcé au Qatar entre autres, avec son lot de travailleurs immigrés dont certains sont chrétiens, par exemple) et, pour ce qui nous occupe présentement, ouvrent aux femmes le sport qui jusqu’à maintenant était l’apanage exclusif des mâles d’Allah.

Je rêve d’un monde qui n’empêcherait qui que ce soit de s’habiller comme il l’entend, étant entendu que dans le domaine du sport il convient d’avoir des maillots distinctifs, soit totalement individuels comme en tennis, soit collectifs mais souvent à usage individuel comme en athlétisme, soit collectifs avec numéros, noms comme en cyclisme ou rugby, ou football.

Autrefois en nos écoles, à mon époque encore, le port de la blouse et même de la blouse grise pour les garçons était obligatoire. Le même sarrau anonyme pour tous, le maître lui-même s’y pliait pour donner l’exemple. Du moins en était-il ainsi à l’école publique que je fréquentais.  C’était un temps où l’essence comptait encore un peu plus que le paraître, que les beaux habits étaient réservés aux dimanches et autres jours de fêtes.

C’est Mai 68, ou du mois l’air de ce temps-là qui a fait sauter ça.  Est-ce mieux de nos jours ? On n’avait alors que faire des vêtements de marque, des chaussures ceci ou cela. Personnellement j’avais les jours de sport des « tennis » ou des « baskets » recouverts de simple tissu, chaussures dont je serais incapable de citer la marque. 

Je me souviens d’un temps, pas si lointain, où il n’y avait aucune publicité sur les maillots de sport, où les shorts ne ressemblaient pas à des bermudas, et aussi où les filles n’avaient le droit, au collège et au lycée, de porter le pantalon qu’uniquement en hiver.  Maintenant, le sport y est devenu mixte, ce qui est pour moi une aberration totale. Un non-sens. On m’a même évoqué l’existence de parties de rugby mixte !!!   

Et il est vrai que de nos jours où les femmes de certaines disciplines d’athlétisme courent quasiment en maillot de bain, offrant leurs formes plus ou moins généreuse à la vue des spectateurs, le hijab choque.  Mais je précise, il choque non pas la pudeur, mais l’impudeur. Le hijab n’est somme toute pas très différent des fichus portés par nos mères ou grands-mères, en un temps pas si éloigné où sortir tête nue, pour un homme comme pour une femme, était une marque de vulgarité, et où les femmes « en cheveux » comme on disait ou coiffées « à la garçonne » étaient assimilées à des « traînées ».

Il ne faut rien connaître ou ne rien voir des populations nomades européennes (manouches, rroms, et autres tziganes) pour ne pas remarquer qu’avoir la tête couverte pour les femmes, mais aussi pour les hommes est courant, normal et ne dénote d’ailleurs aucune appartenance religieuse.  Je ne parle même pas des, ou plus exactement de certaines populations maghrébines, car nombre de maghrébins sont totalement occidentalisés.  Il ne faut rien connaître non plus des pays de l’Est européen pour ne pas voir que les gens d’un certain âge ou des campagnes, ou en signe (respectueux) de deuil par exemple, portent un couvre-chef de tissu. Le hijab pourrait certes être moins voilant, mais il n’est pas plus voilant et sans doute moins voilant que celui de nos religieuses catholiques dont personne ne dit rien, religieuses qui ne font pas de sport, du moins je ne pense pas.   

Et, je suis bien d’accord pour dire en compagnie d’Olivier Mathieu que « cette décision doit permettre  la pratique du football à toutes les femmes, ce qui n’était jusque-là pas le cas en raison de restrictions de caractère religieux. » N’est-ce pas le plus important ? Et je suis également en accord avec lui pour dire que « le principe d’égalité voudrait que toutes les manifestations religieuses ou politiques soient interdites. Ou que toutes soient autorisées. » Sans aucune discrimination, égalité totale.  Il ne faut pas non plus se voiler la face, c’est le moment de le dire, que les pays islamistes ou islamiques étaient autrefois ceux des harems, que des pays musulmans n’hésitaient et n’hésitent encore pas à accueillir les touristes avec la danse du ventre, ou encore que les membres de la classe dirigeante iranienne n’a que faire des préceptes de morale religieuse du côté de ses villas sur le Golfe Persique. Il ne faut pas négliger l’hypocrisie des dirigeants et plus généralement des hommes.   

J’ai lu, ici ou là, des réflexions diverses sur ce « problème du hijab », ce voile islamique qui montre toute la face et qui n’est ni le « niqab » qui montre juste les yeux, ni encore moins le « sitar » avec une voilette sur les yeux que l’on retrouve sur le « tchadri » ou plus encore la « burqa » invention récente des tarés salafistes. Tiens à propos, la voilette, c’était encore une tenue courante sous le chapeau pour les femmes, y compris dans les comédies dix-neuf-cent à pantalonnades.

Je vous en livre deux ou trois, de réflexions glanées au hasard.

La première vaut son pesant de débilité : « je trouve cela scandaleux, les femmes qui portent le voile ne doivent pas se mélanger avec des femmes non voilées même pour un match amical. Le prince Ali Ben al-Hussein de Jordanie aurait dû demander conseil à des hommes de sciences islamiques. »  Curieuse science, curieux savoir !!!!

La deuxième est amusante et… radicale : « J’exige que l’on autorise les moines hindous non violents « jaïna digambara », qui refusent tout vêtement et vivent totalement nus, à pratiquer le foot dans le plus simple appareil ! Il n’y a pas de raison, non ? »

La troisième est sensée : « Si l’on s’en tient à ce que nous montre la photo, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, elles sont plutôt moins encapuchonnées que des patineuses de vitesse dans leur combinaison intégrale. Ou une skieuse de descente derrière son casque intégral à visière fumée. Personnellement, je n’y vois pas à coup sûr une atteinte à la laïcité, et quand bien même, je suis assez sûr de mes propres valeurs pour ne pas faire mine de crier au scandale. »

Ma principale restriction serait de voir des joueuses françaises habillées de cette manière, ce qui n’est pas ou plus notre culture et serait source de conflits, voire plus. 

En fait, ma vraie restriction est toute sportive, « hygiénique » et « humaine ».  Elle est très bien résumée par cet anonyme : « Jouer avec un voile et des vêtements amples est handicapant, ne serait-ce que par la transpiration, les frottements et les risques de blessures plus importants. Ces joueuses seront injustement désavantagées par rapport à leurs adversaires. » Et se termine sur une note humoristique : « Au nom de la solidarité et de l’égalité des chances pour toutes les équipes et afin que personne ne soit lésé, il serait sage que la FIFA, aidée des instances du Koweït et de l’Arabie Saoudite puisse décider que TOUTES les équipes de football féminines jouent obligatoirement en hijab. »

Oui, comment voulez-vous que des femmes engoncées dans des maillots qui ressemblent à des survêtements épais, qui ne permettent pas une bonne liberté de mouvement puissent rivaliser…et ne s’épuisent pas rapidement.  J’ai déjà vu à la télévision, une femme habillée de cette manière terminer une course, non sans mal et très applaudie, loin des premières. Mais rien n’est jamais figé… « C’est le premier pas qui coûte », comme on dit. Et qui sait, de compromis en compromis…    

Au fait, du temps de la démocratie hellène et du côté de Sparte en particulier, je ne crois pas qu’il y avait beaucoup de femmes aux jeux olympiques. Jeux du corps, jeux de la guerre. Guerre : domaine exclusivement masculin, si l’on excepte Athéna bien sûr. Cela dit, les femmes se rattrapaient bien dans divers cortèges, tels ceux des bacchanales, plus exactement dans les fêtes dionysiaques.  Et je crois, pour finir, que les confrontations « intellectuelles », poétiques ou musicales, aux jeux olympiques ne vinrent que plus tard, sur le tard, dans l’empire décadent.  

 

L’Empire suite : Une super entité de 50 grands détenteurs de capitaux

2 juillet 2012

*

*

*

« Une super entité de 50 grands détenteurs de capitaux », résumé d’une étude de Stefano Battiston, James B. Glattfelder et Stefania Vitali – par Bardamu (sic) sur le site Anti Nouvel Ordre Mondial (24/3/2012)


Une étude d’économistes et de statisticiens, publiée en Suisse cet été, met en lumière les interconnexions entre les multinationales mondiales. Et révèle qu’un petit groupe d’acteurs économiques – sociétés financières ou groupes industriels – domine la grande majorité du capital de dizaines de milliers d’entreprises à travers le monde.


Leur étude, à la frontière de l’économie, de la finance, des mathématiques et de la statistique, fait froid dans le dos. Trois jeunes chercheurs de l’Institut fédéral de technologie de Zurich [1] ont scruté les interactions financières entre multinationales du monde entier.

Leur travail – « The network of global corporate control » (le réseau de domination globale des multinationales) – porte sur un panel de 43.000 groupes (« transnational corporations ») sélectionnés dans la liste de l’OCDE. Ils ont mis en lumière les interconnexions financières complexes entre ces « entités » économiques : part du capital détenu, y compris dans les filiales ou les holdings, prise de participation croisée, participation indirecte au capital…

Résultat : 80 % de la valeur de l’ensemble des 43.000 multinationales étudiées est contrôlé par 737 « entités » : des banques, des compagnies d’assurances ou des grands groupes industriels. Le monopole de la possession du capital ne s’arrête pas là. « Par un réseau complexe de prises de participation », 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes entre elles, possèdent 40 % de la valeur économique et financière de toutes les multinationales du monde entier.

Enfin, au sein de ce groupe de 147 multinationales, 50 grands détenteurs de capital forment ce que les auteurs appellent une « super entité ». On y retrouve principalement des banques : la britannique Barclays en tête, ainsi que les « stars » de Wall Street (JP Morgan, Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley…). Mais aussi des assureurs et des groupes bancaires français : Axa, Natixis, Société générale, le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne ou BNP-Paribas. Les principaux clients des hedge fund et autres portefeuilles de placements gérés par ces institutions sont donc, mécaniquement, les maîtres du monde.

Cette concentration pose de sérieuses questions. Pour les auteurs, « un réseau financier densément connecté devient très sensible au risque systémique ». Quelques-uns flanchent parmi cette « super entité », et c’est le monde qui tremble, comme la crise des subprimes l’a prouvé.

D’autre part, les auteurs soulèvent le problème des graves conséquences sociales que pose une telle concentration. Qu’une poignée de fonds d’investissement et de détenteurs de capital, situés au cœur de ces interconnexions, décident, via les assemblées générales d’actionnaires ou leur présence au sein des conseils d’administration, d’imposer des restructurations dans les entreprises qu’ils contrôlent… et les effets pourraient être dévastateurs.

Enfin, quelle influence pourraient-ils exercer sur les États et les politiques publiques s’ils adoptent une stratégie commune ? La réponse se trouve probablement dans la brûlante actualité des plans d’austérité.

[1] L’Italien Stefano Battiston, qui est passé par le laboratoire de physique statistique de l’École normale supérieure, le Suisse James B. Glattfelder, spécialiste en réseaux complexes, et l’économiste italienne Stefania Vitali.

* Pour télécharger l’étude complète en anglais : http://arxiv.org/abs/1107.5728

QU’EST-CE QUE L’EMPIRE ? PAR THOMAS BOUSSION.

2 juillet 2012

Texte tiré du blog : L’Empire du Spectacle.

Synthèse : Qu’est-ce que l’empire ?

Cet article propose, à toutes fins utiles, une analyse du concept d’empire appliqué à la situation politique mondiale actuelle. Le rapport avec ce blog est direct, puisque la compréhension de cette situation permet de replacer l’industrie du spectacle états-unienne dans une perspective plus vaste, et donc d’expliquer certaines des conséquences globales de son activité. A travers les analyses des articles précédents, j’ai essayé d’esquisser, souvent, les implications morales des scénarios hollywoodiens. Mais la plupart du temps, parce qu’il n’est pas toujours possible d’élargir vers des conclusions globales et que ce n’est pas l’objet de ce blog, je me suis cantonné à des réflexions rapides sur quelques points essentiels qui liaient directement le cinéma et son industrie à des choses plus politiques.

Je crois qu’il ne peut y avoir de compréhension d’Hollywood et des mécanismes du récit sans analyse politique globale. Cet article, comme ce blog tout entier d’ailleurs, est donc destiné à ceux qui ne souhaitent pas se cantonner à l’analyse des techniques scénaristiques, mais veulent aussi replacer tout le « storytelling »* hollywoodien dans une vision du monde cohérente, destinée à redonner du sens à ce qui n’a pas toujours l’air d’en avoir. 

L’empire : définition

Il existe un réseau mondial de domination, qu’il est possible d’appeler « l’empire ». Il s’agit bien d’un réseau, et non d’un territoire. L’empire est constitué de tous les individus qui, reliés entre eux par des intérêts communs, participent à l’exploitation d’une partie massive de la population mondiale, voire de sa quasi-totalité.

L’empire : trois centres majeurs de domination

L’empire n’est pas un gouvernement, dans lequel on pourrait isoler une partie exécutive monolithique. Il est constitué de différents centres décideurs, souvent alliés, parfois concurrents, qui, eux, peuvent être localisés géographiquement du fait d’une certaine concentration des individus dominants et des forces politiques de poids dans certaines régions du monde. Dans la mesure où ces centres sont géographiquement localisables, les individus qui les composent sont soumis à des déterminations culturelles, ethniques, religieuses – composantes dont le poids varie en fonction de l’histoire.

Aujourd’hui, il est possible de dire que l’empire comporte trois centres décideurs majeurs : Wall Street (New York), la City (Londres), et l’État israélien. À aucun moment ces trois structures concrètes, institutionnelles, incarnées par des individus aux fonctions officielles et situées dans des lieux matériels, ne doivent être confondues avec les nations au sein desquelles elles ont émergé.

Ces trois centres majeurs luttent pour leurs intérêts propres – ou plutôt : les individus qui œuvrent dans ces trois structures majeures de domination mondiale luttent pour leurs intérêts individuels. Ces intérêts individuels convergent la plupart du temps au sein de chaque centre de pouvoir ; c’est pourquoi il est possible de parler de centres. Mais il arrive qu’au sein même de ces structures, plusieurs forces de poids semblable s’opposent, parce qu’elles identifient des intérêts divergents. L’histoire des forces de domination est en effet l’histoire de la compréhension par les individus dominants de leurs intérêts individuels respectifs, et des méthodes mises en place pour les défendre.

Aucun centre majeur de domination n’est suffisamment puissant pour maintenir seul sa domination. Les structures telles que Wall Street, la City et l’État d’Israël doivent donc s’entourer d’alliés pour conserver leur pouvoir. Aujourd’hui, la grande majorité des individus qui composent ces trois centres ont identifié des intérêts communs, qui gouvernent un même protocole de domination. C’est pour cette raison qu’il est possible de parler d’empire mondial. Ensemble, ces trois centres de pouvoir sont en effet suffisamment puissants pour exercer leur empire sur – presque – toute la planète. Rappelons néanmoins que l’empire n’est pas ancré dans un territoire. Tel qu’il a été défini plus haut, il existe partout où les structures politiques – les structures, qu’elles soient publiques ou non, qui dominent la situation locale – poursuivent les mêmes intérêts que les centres décideurs. Aujourd’hui, les institutions de l’Union européenne constituent l’un des alliés principaux des centres décideurs de l’empire ; il n’est pas possible pour autant de dire que les nations européennes font partie de l’empire, pas plus d’ailleurs que la nation états-unienne ou la nation israélienne – bien que cette dernière entretienne des liens particulièrement étroits avec la domination, point sur lequel nous reviendrons.

Les nations souveraines, ennemies de l’empire

Si ces centres décideurs de l’empire ont des alliés, ils ont aussi des ennemis. Ces ennemis, ce sont les nations souveraines. Cela ne veut pas dire que toutes les nations sont les ennemis objectifs de l’empire ; seules les nations souveraines le sont. Elles le sont parce qu’une nation souveraine – maîtresse de ses politiques publiques, de sa justice, de sa production culturelle, de son armée, de son agriculture, de son industrie, de son éducation, de sa politique étrangère, de ses traditions, etc. – organise la vie, sur un territoire donné, d’une manière qui fait par définition résistance au médium principal de domination de l’empire : le capitalisme. Parce qu’il est fondé sur l’oubli de la valeur d’usage (la richesse) et la transformation de celle-ci en valeur d’échange (objectivée par l’argent), le capitalisme doit, pour se développer et ainsi accomplir sa logique propre, effacer le plus possible les déterminations culturelles, historiques, nationales des marchandises et des travailleurs. L’argent, qui dématérialise le commerce, n’est pas en soi une invention capitalistique ; il n’est que le moyen privilégié du capital pour se développer. De même pour la virtualisation récente de l’économie à travers la prise de pouvoir de la finance : elle n’est qu’un moyen encore plus parfait de se détacher de tout ce qui entrave le commerce de valeurs d’échange. A terme, et parce que la logique intrinsèque du capital est de s’étendre – tout comme l’empire –, le capitalisme auquel on laisse libre cours ne peut donc aboutir qu’à l’effacement des déterminations locales au profit d’échanges mondialisés – de capitaux, de marchandises mais aussi de travailleurs – et à la primauté du pouvoir économique global sur le pouvoir politique local. Cette autonomisation du commerce comme instance de pouvoir sur les populations n’est pas une dérive du capitalisme ; elle n’en est qu’une conséquence mécanique, inscrite dans son projet initial, rendue concrète par son seul développement. Le libéralisme économique est la doctrine qui préconise justement de ne pas entraver son développement. Parce que la domination proprement politique du commerce a pris une tournure mondiale et provoqué des privations de souveraineté individuelles et collectives difficilement conciliables avec l’idéologie du libéralisme comme source de liberté, on appelle désormais « ultra-libéralisme » la doctrine qui recommande toujours, aujourd’hui, de n’entraver sous aucun prétexte le développement naturel et logique du capitalisme mondialisé.

La nation est la seule échelle humaine capable d’offrir les structures nécessaires à la protection des individus contre l’autonomisation du commerce. Plus petite, la région se condamne à une très forte dépendance à la fois agricole, industrielle et militaire à l’égard des entités voisines, et à une incapacité certaine à se défendre en cas d’agression, que ce soit par la force ou d’autres moyens. En outre, ses faibles moyens humains et matériels limitent ses capacités de production culturelle et d’expression de ses valeurs. La région est donc condamnée à n’avoir aucun poids extraterritorial et donc, dans un monde où la technique a imposé de fait la mondialisation, à se laisser emporter par des événements géopolitiques la dépassant. Plus grande, l’entité supranationale ne peut proposer d’intérêts communs à ses membres issus de nations différentes, à moins d’effacer justement une bonne partie des déterminations nationales dans lesquelles sont inévitablement pris les individus.

D’une manière générale, l’empire œuvre donc au déracinement des individus. Les racines, quelles qu’elles soient, font obstacle au libre-échange, parce qu’elles font obstacle au passage de la valeur d’usage (usage qui peut être autre que matériel et utile, par exemple culturel, identitaire, symbolique, traditionnel, etc.) à la valeur d’échange des marchandises et des travailleurs. Les racines régionales ou communautaires ne sont exploitées, mises en valeur, que lorsqu’elles peuvent être utilisées pour saper celles qui les dépassent, enracinent encore davantage les individus et peuvent leur permettre de se réunir en une force politique efficace : leurs racines nationales. Le capitalisme globalisé, parce qu’il permet de dépasser les anciennes structures politiques locales et d’exercer un pouvoir véritablement politique sur les populations, constitue donc aujourd’hui le médium principal de la domination. Les individus qui composent les centres de domination de l’empire, ou qui œuvrent pour eux par la collaboration, ont donc un intérêt individuel clair à tout faire pour conserver le système économique actuel.

Le choix moral des agents impériaux

Que cet intérêt individuel soit incompatible avec l’intérêt général, c’est-à-dire celui des masses mondiales exploitées, est un problème moral. La lutte pour le maintien du système actuel de domination ou pour sa disparition n’est pas qu’un jeu de pouvoir entre sphères concurrentes de la domination ; c’est aussi un enjeu concret, vital, pour tous ceux qui en souffrent. Cette souffrance, lorsqu’elle prend une tournure radicale, devient physique : faim, maladie, emprisonnement, violence, guerre, mort. Elle peut également s’exprimer sous forme psychologique, par la dépression. C’est particulièrement vrai dans les ex-pays industrialisés aujourd’hui « tertiarisés », où l’effacement des liens entre individus par l’exacerbation de leurs différences ** d’une part et la destruction des institutions créatrices de spiritualité et d’union nationale d’autre part les a isolés, atomisés au point de leur faire perdre de vue le sens naturel de la vie en société – qui est l’intérêt général – et par extension celui de la vie tout court. Il s’agit donc bien d’un problème moral, puisque les choix des individus qui composent les centres de pouvoir de l’empire ou ses instances collaboratrices ont pour conséquence le maintien de populations dans la souffrance, choix relevant donc plutôt du mal que du bien, c’est-à-dire plutôt de ceux qui mènent à la violence et la souffrance plutôt que de ceux qui mènent à la paix sociale et à l’existence agréable, aboutissement idéal de toute société.

Puisque la souffrance des peuples est aujourd’hui suffisamment médiatisée pour être connue de tous, il importe de bien comprendre qu’en dehors des esthètes bourgeois n’ayant jamais mis un pied sur terre, la plupart de ceux qui font ces choix de participer directement ou indirectement à la domination ont, à un moment donné, placé cette souffrance d’un côté de la balance, puis de l’autre côté leur pouvoir individuel – ce qui implique concrètement, pour eux : sexe et honneurs *** –, et décidé alors que ce dernier pèserait plus lourd.

Une donnée sociologique essentielle : le judaïsme au sein des élites impériales

Or, il existe un système religieux, basé sur des textes concrets, qui explique aux hommes que parmi eux, une communauté a été choisie par Dieu pour servir d’interprète de son message. Ce système, c’est le judaïsme. Plus précisément, c’est la Torah – la parole de Moïse – interprétée par le Talmud. Arrêtons-nous un instant sur ce point.

L’Ancien Testament énonce ainsi le principe de l’élection : « Désormais, si vous êtes dociles à Ma voix, si vous gardez Mon alliance, vous serez mon trésor entre tous les peuples! Car toute la terre est à Moi, mais vous, vous serez pour Moi une dynastie de pontifes et une nation sainte » (Exode, 19 : 5-6). D’après le texte, le peuple juif est donc ce qui fait le pont entre l’humanité et la parole de Dieu. Autrement dit, les autres peuples seront moralement éclairés par le peuple juif.

Mais oublions un instant le texte original, qui peut prêter à toutes les interprétations. En lui-même, il ne suffit pas à conférer aux juifs actuels une prétention à l’élection. Il pourrait tout aussi bien signifier que quiconque servira de pont entre la parole de Dieu et les hommes – c’est-à-dire se comportera de manière moralement exemplaire – pourra prétendre à la qualité de juif. Cela ne distinguerait en rien le judaïsme des autres monothéismes, qui fonctionnent aussi sur ce principe.

Néanmoins, il est une donnée qui opère une séparation radicale entre le judaïsme et toutes les autres religions du monde : sa transmission par le sang. Cette hérédité se fonde à la fois sur la transmission de la qualité de juif par la mère et sur la prohibition du mariage d’un juif avec un non-juif. Ce type de mariage « est considéré comme illégal et tout enfant issu de cette union est tenu pour avoir été conçu par parthénogenèse, c’est-à-dire identifié uniquement en fonction des origines de sa mère. Si celle-ci est juive, il sera juif ; si elle ne l’est pas, il ne le sera pas non plus » (Adin Steinsaltz, Introduction au Talmud).

Cette hérédité du judaïsme est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle il est possible de parler d’un « peuple » juif. Il ne viendrait à l’idée de personne de parler d’un « peuple chrétien » ou d’un « peuple musulman » – sauf aux agents impériaux travaillant à une simplification falsificatrice de la réalité au service de la  rhétorique du « choc des civilisations ».

Quoi qu’il en soit, la différenciation du peuple juif parmi les nations n’est pas seulement inscrite dans l’Ancien Testament ; elle est aussi et surtout inscrite dans le Talmud. Ce dernier constitue une sorte de recueil des paroles de ceux qui, à travers l’histoire du judaïsme, ont été considérés comme des sages. Il participe activement à la transmission des traditions et à leur adaptation dans la vie moderne, et est donc considéré comme un texte « sans la connaissance duquel on n’est pas vraiment juif » (Josy Eisenberg, préface à l’Introduction au Talmud d’Adin Steinsaltz). Le Talmud, qui ne laisse aucune ambiguïté sur le caractère racial de la judéité, doit être considéré comme le texte de référence du judaïsme, celui qui dit ce qu’il est.

Au cœur de tous ses centres de domination, l’empire utilise régulièrement le principe de l’élection de certains individus pour justifier, en privé ou en public, certaines de leurs actions. Selon la composition ethno-confessionnelle majoritaire relative à chaque centre, les individus au pouvoir s’appuient plus ou moins sur le principe de l’élection juive pour faire de leur domination historiquement explicable un « destin », une fatalité, une chose inévitable et normale. D’un point de vue sociologique, toute analyse sérieuse doit prendre en compte le fait que parmi les individus qui composent les centres de pouvoir politique mondial (c’est-à-dire les centres de domination réelle et concrète sur les populations), une partie importante est de confession juive.

C’est bien sûr au sein de l’État d’Israël que l’élection juive est la plus utilisée pour justifier des actions tournées vers des intérêts particuliers. À cet endroit du globe, la différenciation du peuple juif parmi les nations est double : elle est à la fois raciale, comme nous l’avons vu, et territoriale. Dans cette région particulièrement stratégique, l’empire s’appuie directement sur les principes mêmes du judaïsme  pour exercer sa domination (rappelons également que Dieu, dans sa grande sagesse, aurait promis la terre de Palestine au peuple juif).

En retour, le centre particulier de domination qu’est l’État d’Israël exerce quant à lui une influence considérable sur les autres centres, et ce par l’intermédiaire d’une arme très efficace : le lobby sioniste. Ce lobby a pour fonction principale de fournir à la domination impériale sur la Palestine –incarnée aujourd’hui par l’État d’Israël – les millions d’alliés ou de collaborateurs dont elle a besoin pour continuer d’exister, au premier rang desquels les individus composant les autres centres de domination mondiale. Les officines du lobby sont innombrables ; parmi les plus influentes, citons l’AIPAC aux États-Unis et le CRIF en France.

La possibilité d’un chantage à l’antisémitisme offerte par le martèlement institutionnalisé de la mémoire de la Shoah donne en outre à ce lobby une arme très puissante pour réduire à néant toute velléité de subversion. Les crimes commis contre les juifs durant la Seconde Guerre mondiale constituent d’ailleurs l’un des arguments décisifs utilisé par les élites impériales pour justifier la création de l’État d’Israël après la guerre.

« Terre promise », hérédité du judaïsme et Shoah forment donc le triptyque ayant rendu possible l’existence même de l’État d’Israël. Le sionisme, projet politique de domination territoriale et raciale, constitue donc bien une phase ultérieure mais logique du judaïsme biblique – son accomplissement par la Shoah, en quelque sorte.

Le lobby sioniste est un réseau mondial très organisé, et donc très puissant. Or, lorsque des individus d’un réseau de domination particulièrement puissant partagent la même conviction qu’ils appartiennent à une élite élue par Dieu parmi les hommes et que cette élection se transmet par le sang (point de vue raciste par définition), nul doute qu’une porte est ouverte aux comportements les plus immoraux et les plus dévastateurs. La donnée judaïque n’est donc pas un épiphénomène de la finance mondialiste, des médias collaborateurs et de l’empire en général ; elle participe à l’explication de la puissance de certains réseaux d’une part, et au choix éminemment immoral de domination globale à des fins particulières d’autre part.

Anoblir l’image de la domination

Bien entendu, on n’imagine pas que l’empire puisse parvenir à contrôler les populations qu’il asservit sans contrôler en même temps, par un système médiatique complexe, l’image de cette domination auprès des peuples qui la subissent. Hollywood est assurément le centre principal de diffusion mondiale de cette image. C’est sa fonction globale, pas nécessairement le but poursuivi par ceux qui font cette industrie du spectacle. Localement – aux États-Unis, en France, et dans tous les territoires contrôlés politiquement par des instances impériales – les réseaux journalistiques assurent par ailleurs le contrôle de l’information, qui participe à la production et la gestion de cette image. Bien entendu, la domination que l’empire exerce sur les médias en général n’est pas de type fasciste, autoritaire, directe et subie. D’une part les structures médiatiques sont aujourd’hui organisées de telle manière qu’elles ne permettent pas l’émergence ni même la recherche de la vérité, ce pour des raisons de rentabilité (qui rappellent d’ailleurs les conditions de travail dans les universités ****) ; d’autre part on observe, en tout cas en France, une présence décisive du lobby pro-israélien dans les médias, cadenassant les débats sur les questions-clefs (celles qui permettraient de mettre à jour les mécanismes de domination réelle) et empêchant toute dissidence réelle par l’intimidation et la menace économique individuelle (qui a envie de se mettre à dos tous ses collègues, de perdre son emploi ou, pire, de compromettre sa carrière entière ?).

Comprendre l’empire

En résumé : le centre de la puissance militaire de l’empire loge actuellement aux États-Unis ; son centre financier est partagé essentiellement entre New-York et Londres ; l’État d’Israël, lui, joue le rôle de point de contrôle d’une région stratégique nécessaire à la puissance militaro-industrielle de l’empire ; le lobby sioniste trouve dans l’origine ethno-confessionnelle de beaucoup d’agents impériaux de par le monde un terrain privilégié pour défendre la place de l’État d’Israël parmi les centres de domination ; Hollywood, de son côté, produit des objets culturels capables de modifier à l’échelle mondiale l’image de la domination impériale en la justifiant au nom de valeurs nobles ; les réseaux médiatiques locaux relaient et gèrent cette image ainsi que l’actualité qui l’abreuve.

Les analyses qui précèdent sont tirées dans leur écrasante majorité de celles d’Alain Soral.***** Son dernier livre, Comprendre l’empire, détaille cette vision du monde et fournit toutes les clefs historiques indispensables à la compréhension des mécanismes actuels de la domination.

Rappelons pour finir que la logique de l’empire veut que ses centres se fassent concurrence, mais que l’appartenance de ses membres à l’empire prévale par rapport à leurs déterminations locales, culturelles, religieuses, etc. – simplement parce qu’elle leur assure un pouvoir que ces déterminations ne peuvent plus leur fournir. Conséquence logique de tout cela : lorsqu’au sein de l’empire, suffisamment d’individus auront décidé que l’économie des États-Unis peut s’écrouler sans entraîner dans cette chute leurs pouvoirs individuels, plus rien ne s’opposera réellement à cet effondrement. La puissance militaire et industrielle nécessaire à la domination impériale mondiale aura alors déjà changé de territoire, mais restera en charge des mêmes besognes. De même, lorsqu’un groupe d’individus aura acquis suffisamment de puissance au sein de structures impériales et décidé que l’État d’Israël ne sert plus les intérêts de l’empire, c’est-à-dire du réseau mondial de domination, ce groupe lâchera le pouvoir israélien et ce dernier s’effondrera.

Dans un cas comme dans l’autre, une violence sans nom s’abattra probablement sur les populations locales. Puisque le peuple français, trahi par ses élites et privé de toute politique étrangère digne de lui et de ses valeurs, ne peut plus grand chose pour ces populations, souhaitons-leur simplement, peut-être, de se soulever contre leurs élites traîtresses respectives avant que ces dernières ne trouvent d’autres terrains de jeu.

Thomas Boussion.

Mardi 16 août 2011

http://analyse-scenarios.over-blog.com/article-synthese-qu-est-ce-que-l-empire-80967758.html

Notules de nous :

*« the storytelling », « rakonté istwa a » en créole haïtien,  « la narration / le processus narratif » en bon français.

** différences communautaristes ou pseudo-différences de gens uniformisés sur le fond et dans leurs esprits de petits ou grands consommateurs ? il y a des deux…  

*** fric, pouvoir, puissance, cynisme, bêtise, après moi le déluge, inhumanisme.

**** entre autres…

***** Le franco-suisse Alain Bonnet de Soral n’est pas spécialement notre tasse de thé, ses positions antisionistes sont sympathiques, par contre je me méfie toujours des totalitaristes vireurs de cuti ou tourne-veste comme le parti stalinien en a connu tant et plus, quittant des certitudes pour en reprendre d’autres tout aussi marquées, tel ce Soral passé du Parti dit Communiste au Front National qu’il a quitté en 2009, depuis le virage sioniste de cette officine également d’intolérance. De plus, je fais aussi toujours la différence entre l’analyse d’une situation (où l’accord se fait plus aisément)  et les remèdes politiques et idéologiques préconisés (ou là, tout se complique).

Petit article d’ethnographie-politique

1 juillet 2012

On vit une curieuse époque où le colonialisme brutal a fait place à de rares exceptions près (La Palestine par exemple) à des formes beaucoup plus sournoises consistant 1/ à renverser des régimes qui ne conviennent pas ou qui pourraient faire un peu d’ombre à l’empire décadent d’Occident  (que ce soit en Yougoslavie, en Irak ou en Libye), pour y établir ou rétablir des formes de gouvernements rétrogrades mais soumis, 2/ à piller les pays de pauvres aux (pour combien de temps ?) importantes richesses naturelles  (comme le fait par exemple l’entrepreneur en bois exotique qui a nom Bernard-Henri Lévy, le belliciste et donneur de leçons) en installant des fantoches à leurs têtes, en des parodies, des mascarades d’États plus ou moins, et en général très vaguement, démocratiques (avec l’aide joyeuse,  « progressiste » et « libérale » par exemple de la franc-maçonnerie européenne et plus précisément française comme en Afrique)… encore plus grotesques que nos prétendues démocraties.    

En retour, et en prime de ce que le Capital exploite et endette tous ces pays pauvres, les pays néo-colonialistes reçoivent des flots continus d’immigrés de toutes sortes (de l’étudiant ou du cerveau qui a rarement envie de retourner au pays, si ce n’est pour y jouer quelque rôle de despote, de potentat local, au dernier des pouilleux trop heureux de misérer aux pays pour eux d’Eldorado).  Ce qui entraîne ce que les bourgeois de tous bords, du moins leurs tendances les plus radicales, dénomment à l’extrême-droite libérale le nécessaire « mondialisme », et à l’extrême-gauche productiviste et « progressiste » (simple calque de la précédente) le nécessaire « métissage ».  C’est-à-dire la même chose, mais avec un nom différent.  

Moi, c’est ce que j’appelle du néo-colonialisme en retour. Je ne vois aucune différence d’essence entre le capitalisme sauvage de droite, le productivisme et la croissance de gauche et… le totalitarisme « démocratique » ambiant ennemi forcené des différences et de tout ce qui ne ressemble pas de près ou de loin à l’idéologie capitaliste du pognon, de la paupérisation des masses, de l’acculturation, de la déculturation, de la dépossession généralisée, de la loi de la jungle au profit d’une ploutocratie abjecte ravalant le reste de l’humanité en pantins uniformes et amorphisés par les moyens de propagande du spectacle moderne, et autres esclaves salariés plus ou moins dociles.

Il ne faut donc plus s’étonner de voir des choses aussi étranges que la destruction insidieuse de l’Europe, ou plus exactement : de moins en moins insidieuse.  L’État français, esprit pervers, rusé, sournois, la bourgeoisie française, par souci apparent d’égalité devant la loi et de pseudo-laïcité, c’est, ce sont toujours refusés à établir des statistiques religieuses, ethniques en rapport avec les métiers, les situations sociales des uns et des autres  – ce qui ne satisfait pas du tout une personne comme moi qui a reçu une longue éducation sociologique et qui voudrait établir des analyses sur des chiffres établis.  Ce qui est d’ailleurs le meilleur moyen de ne pas rationaliser l’analyse que chacun peut faire (avec son vécu, ses préjugés, sa vision des choses) de la situation sociale en notre pays.

En général, ce sont toujours dans des secteurs d’exception sortant des sentiers battus du commun des hommes, que se propagent les tendances nouvelles des sociétés, ou plus exactement, c’est là qu’elles sont les plus visibles et fatalement, avec le temps, prévisibles.  Ainsi en est-il, par exemple, de la surreprésentation des juifs dans le monde médiatique au sens le plus large (banque, politique, publicité, télévision, presse, littérature et édition, cinéma, chanson et spectacle en général, mais aussi psychanalyse et psychiatrie) ou dans celui de la Vie, si je puis dire (physique, chimie, biologie, médecine…), ou de la surreprésentation (comme autrefois ou même encore pour les européens les plus pauvres) des maghrébins dans les métiers déqualifiés, ou de la surreprésentation des noirs dans le secteur de la surveillance privée ; et pour ces deux derniers milieux dans tout le monde du sport. De même en est-il des jaunes et autres eurasiates, peuples discrets s’il en est en nos contrées, on ne les croise pratiquement que dans le commerce de la sustentation (alimentation, restaurants…) Je parle malheureusement sans chiffres à l’appui, sans éléments sociographiques mais par rapport à l’observation directe (qui, je le précise, est une discipline de la sociologie), avec mes yeux pour voir et pour lire et mes oreilles pour entendre et écouter.  Sur ou dans toutes sortes de média, dans la rue, etc.

Ainsi, cet après-midi (article écrit pour l’essentiel samedi 30 juin), contrairement à mes habitudes ai-je regardé la télévision, où plus précisément des épreuves du Championnat d’Europe d’athlétisme qui se passent à Helsinki, ville qui semble avoir un été aussi pourri que « par chez moi », mais c’est un autre sujet ; épreuves commentées par, mais je n’insiste pas non plus, par des gens qui me font toujours penser à un sketch ancien maintenant,  des Inconnus, avec «Ô-yes ! » et Nelson qui, quand ils ne m’indisposent pas, me font sourire les pauvres.   

Donc j’ai vu qu’en athlétisme, comme en fouteballe, la Turquie et Israël (mais pas le Kurdistan, ni la Palestine, ni le Liban, ni le Maghreb et plus généralement l’Afrique, par exemple) participaient officiellement à cette compétition.  J’ai vu ainsi un salto-tripliste ou un triple-sauteur (je ne sais pas comment l’on dit) israélien dénommé Halevi.  Je me suis dit : «  tiens, ça au moins, c’est normal ». J’ai vu notre « quatre fois quatre-cents mètres » féminin des îles comme d’habitude.  Également normal.  On est habitué maintenant.  Une pléthore de gens dits de couleur et à un degré moindre de maghrébins de tous pays (du moins occidentaux) dans nombre de courses (surtout les courses, beaucoup moins les concours).  Une championne d’Europe d’heptathlon française d’un beau noir ébène.  L’heptathlon féminin et le décathlon masculin sont sans doute les plus belles disciplines d’athlétisme (et là, je suis très sérieux).  Par contre, j’ai vu encore plus comique : un mercenaire noir d’origine kényane devenir… champion d’Europe… turc, du 10.000 mètres. J’ai également noté la présence d’un anglais qui jusqu’à l’année dernière courait pour je ne sais plus quelle île des Caraïbes…  Cela me fit penser à cette heptathlonienne également, française du Cap-Vert dont on n’entend plus parler.   

Je trouve que les blancs européens ou assimilés (turcs…) sont des beaux salauds quand même.  Cela ne les gêne pas de priver les pays d’Afrique de champions au-dessus du lot. Et aucun problème de naturalisation pour eux…  Comme quoi le pèze, la pseudo-gloire pourrissent tout, entièrement tout. Et dans mon for intérieur je me dis que les racistes (et exploiteurs… insidieux) ne sont certainement pas ceux que l’on traite et maltraite de racistes pour tout et pour rien.

D’ailleurs, je ne vois jamais aucun blanc européen dans les équipes africaines de quoi que ce soit.

Cocasse, non ?!  Tragique plutôt, pour les indigènes européens sur le déclin…

Le « métissage », l’idéologie du métissage ou pseudo-métissage * est selon moi, la plus belle forme de racisme hypocrite, judéo-chrétien à la base, d’ailleurs plus chrétien que judéo.  Personnellement, j’aime toutes les couleurs ; et un monde en gris ne m’intéresse pas, pas plus qu’en simple noir et blanc.  Et je ne pense pas qu’un pays fortement métissé comme le Brésil par exemple, soit moins raciste qu’un autre ; il n’est que de voir le sort réservé encore de nos jours aux amérindiens pour le comprendre, là-bas du côté de la forêt amazonienne mise à mal, où il est courant de déplacer ou d’exterminer sans bruit « quand nécessaire » des tribus entières de « primitifs » comme on dit, dont on vole sans vergogne la forêt et les terres.    

Mais je constate aussi que, si en physique le blanc est la somme de toutes les couleurs, et que le noir n’en est pas une (de couleur), il n’en va pas de même pour l’humanité.  « Vous n’avez pas peur du métissage demandait un blanc à un chinois ? racontait Colucci.  Pas du tout, regardez un œuf, y a du blanc, y a du jaune, et bien si vous mélangez le blanc et le jaune, à la fin, y a plus que du jaune, hein, hein, hein ! ».  Philosophe et observateur ce Coluche. J’aime bien toutes ces diversités d’espèces végétales et de races animales. Je rage (en vain) lorsque j’apprends que l’homme est un crétin destructeur des différences, y compris des différences culturelles et artistiques.

Tout totalitarisme me débecte. Ainsi, triste actualité encore, mais je ne m’écarte pas de mon sujet, j’ai appris hier fort chagrin, qu’un crétin islamiste venait de faire détruire les mausolées de Tombouctou. J’ai été chagriné quand d’autres islamistes ont détruit l’immense Bouddha des montagnes afghanes. Je pense à tous ceux aussi qui, tous les jours en nos contrées, n’ont aucun respect, ou si peu pour le patrimoine architectural et remplacent du beau ou du vivant, par quartiers entiers, ruinant les rues, les escamotant, par du moche verticalisé, aseptisé et de mauvaise qualité, aux matériaux non nobles. À la Corbusier, cet escroc de l’art architectural. Du clinquant à l’heure où la qualité devrait être si aisée à réaliser.

Personne ne semble voir l’absurdité et la connerie de tours de béton, d’acier, de verre dans les déserts saoudiens ou du côté de Las Vegas…   Je suis un antiquaire dans l’âme, au vieux sens du terme, c’est-à-dire un amoureux du passé qui fut aussi autrefois un petit archéologue amateur, mais ouvert au nouveau quand il apporte un plus, pas un moins, ou une régression. Ainsi, tuer les rues est-ce un progrès ? Faire disparaitre une couleur, ou toutes les couleurs en un mauvais gris, ou en un bronzage plus ou moins marqué, est-ce un progrès pour les hommes ?  J’en doute !

Petit article d’ethnographie-politique  ballotte2-300x88

«La foto più twittata del momento: Mario Balotelli abbraccia la madre» nous dit la Gazzetta dello Sport, la Gazette du Sport italienne. «La photo la plus twittée du moment : Marius Balotelli embrasse la mamma.»  Je trouve, sous couvert d’antiracisme et d’ »on est tous frères », un profond racisme paternaliste ou maternaliste comme on veut, derrière cette photo du «bon petit nègre» sauveur de la patrie (Y a bon Balotelli!), comme en Quatorze chez nous avec les tirailleurs sénégalais ou… des demi-français d’alors comme les bretons. Où sont les parents naturels et très certainement pauvres d’Élie Ballotte ?  Il convient toujours de se méfier des trop bons sentiments…

Pour en savoir plus sur la ferveur balotellienne, cette nouvelle coqueluche imagière, cette image d’Épinal d’Européens décatis, lire d’Olivier Mathieu :  

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/06/30/le-monde-un-article-impressionnant-sur-mario-balotelli/

 

* moi aussi, j’y ai cru autrefois ; puis j’ai réfléchi à ce que cachait cette pseudo-idée généreuse ; de même, je doute que les cultures se métissent de la même manière et dans les mêmes buts que les hommes se métissent ; est-il utile et bénéfique à l’humanité qu’elles se métissent ? N’est-ce pas une idée totalitaire et mondialiste ? Monomaniaque, comme les monothéismes et le capitalisme sauvage triomphant ?

 

LE FEUILLETON DES BLEUS-BITES

30 juin 2012

Notre « équipe » de France de balle-au-pied est à l’image de notre pays, elle va mal.  Et cela commence à dater. Décadence, laisser-aller, aucune  valeur humaine à défendre ; sans rêve, sans espoir. La canaille de banlieue, les petites-frappes, la racaille courante (et autres psychopathes) y dictent leur loi de parvenus débiles, incultes, pas même artistes du ballon. Parmi eux perdus, quelques « bons gars », ou « pauvres gars », rares joueurs intelligents, joueurs non-fonctionnaires de la ballotte, sympathiques : je pense par exemple à LLoris, qui ne peut pas toujours sauver la mise, et n’est pas assez grande gueule populacière pour mener cette troupe de branquignols immatures. 

Un énorme coup de balai serait nécessaire.  Un code de bonne conduite serait à instaurer et des engagements devraient être pris par écrit (quel effort pour certains, quasi illettrés !).  Pas besoin de faire jouer les mercenaires du football pour constituer une vraie équipe nationale : de l’envie, de la saine fierté de jouer pour la France, des joueurs qui en veulent, de la diversité, je veux dire de la discrimination positive vis-à-vis des fouteux jouant en France ; pour ne pas dire plus.

Enfin des jeunes sans potiron creux et avec trois graines à l’intérieur,  à la place de la tête (tiens, un peu comme les suédois que certains avaient décrétés « équipe de seconde zone ».)  Et mettant le pognon après tout le reste. Gagnant si possible, le foute est un jeu, mais surtout mouillant le maillot et allant de l’avant.  Une équipe modèle pour les plus jeunes. Je serais assez pour supprimer toute prime de match en équipe de France. (Disons une médaille, rien de plus.) Voire pour instaurer un système d’amendes.

Me promenant, ce n’est pas souvent, sur You Tube, je suis tombé sur des vidéos plus ou moins récentes (mais toujours actuelles, ô combien !) qui résument assez bien je que je pense, et ce que les français pensent en général de leur équipe de foute.  Je parle des français non imbibés et non abrutis par le supportisme vraiment imbécile de ceux qui généralement écrivent des commentaires indigents, en tout, à la suite d’articles sur Internet.  

Le Monde nous regarde et se gausse !!!  C’est ça la France… éternelle !!!  

  *

1– LA MAIN D’HENRY  ET SA CULOTTE DE ZOUAVE  – CHANSONNETTE

2 juin 2010

http://www.youtube.com/watch?v=8zZYDruCqOY&feature=related

*

2– ALLEZ LES BŒUFS !

(AVANT LA COUPE DU MONDE 2010)

13 juin 2010

http://www.youtube.com/watch?v=ZeeXEUP0yzM&feature=related

*

3– ANELKA : FILS DE … TA MÈRE… PÉRIPATÉTICIENNE

19 juin 2010

http://www.youtube.com/watch?v=uCObdvplXpc

*

4– BRAVO LA FRANCE !

22 juin 2010

http://www.youtube.com/watch?v=Dwszoi7vcr8&feature=related

*

5– L’EQUIPE DE fffffRANCE,  CHANSONNETTE

AVANT QUE LAURENT BLANC NE VIENNE ET NE SAUVE PAS GRAND-CHOSE :

N.B. LES FAUTES D’ORTHOGRAPHE  FONT PARTIE INVOLONTAIREMENT DE LA « MOQUERIE »

27 juin 2010

http://www.youtube.com/watch?v=L_LsFmE9JfQ&feature=fvwrel

*

6— RIBÉRY ET LA FRANÇAISE

4 juillet 2011

Notons le titre ridicule : « La grammaire française, best of » !!! Donc, le meilleur de Ribéry , parodie.

http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=8PoFVCgoGdQ

*

7—Le coup de poing de Mexès à Borriello

16 février 2012

http://www.youtube.com/watch?v=UzWYGuAuf8A

*

8 — Mexès : antécédents.

9 novembre 2009

http://www.youtube.com/watch?v=yqJtPmtRuig&feature=fvwrel

*

9 – Et encore, le pire et le meilleur :

25 février 2011

http://www.youtube.com/watch?v=84FN2Fme4-8&feature=related

*

10– Leçon de morale et d’humanité adressée par sa tante à Benzema

31 mars 2012

http://www.youtube.com/watch?v=BidN1qh5WgU

*

11 — Jean-Michel Larqué ancien capitaine de l’équipe stéphanoise de la grande époque, ci-devant journaliste sportif, très agacé à juste titre par Samir Nasri après son but contre l’Angleterre, et aussi par les réactions imbéciles de son confrère journaleux : tout prêt à lâcher le micro.

12 juin 2012

http://www.youtube.com/watch?v=qFaCBhmCQOY&feature=related

*

12– Détails.

12 juin 2012

http://www.youtube.com/watch?v=pPZ0sSbADfM

 *

13– Samir Nasri : la récidive du pitoyable crétin.

26 juin 2012

http://www.youtube.com/watch?v=Y9nvsXuwobo

*

14— « Samir Nasri says : Allah Akbar ! »

13 mai 2012

سمير نصرى يقول الله اكبر

Ο Samir Nasri λέει ότι ο Θεός είναι μεγάλος

Samir Nasri dicit Deus est magna

Samir Nasri a spune că Dumnezeu este mare

Samir Nasri diz que Deus é grande

Samir Nasri di que Deus é grande

Samir Nasri diu que Déu és gran

Samir Nasri dice que Dios es grande

Samir Nasri dice che Dio è grande

Samir Nasri di Bondye se gwo

http://www.youtube.com/watch?v=lZ4F–rQqHM&feature=related

Ma douéou ! Mes Dieux !

*

15 — Marion Aydalot : Menez et les autres…

24 juin 2012

http://www.youtube.com/watch?v=8q7sKXtXQiw

*

16 — Jean-Michel Larqué : à propos de l’attitude de Yann M’Vila

24 juin 2012

http://www.youtube.com/watch?v=-xFX2-NhYlM&feature=related

*

17– Éric Zemmour – billet d’humeur radiophonique.

25 juin 2012

http://www.youtube.com/watch?v=4RIaqZAeJas

« FOUTE » ENCORE

27 juin 2012

 

AUTRE VIDÉO DIFFICILE À RÉCUPÉRER, PLUSIEURS SITES PROPOSENT CES IMAGES ÉCLAIRANTES :

REMARQUEZ LE NOMBRE DE JOUEURS FRANÇAIS QUI REGARDENT JOUER ET NE SE REPLACENT PAS EN DÉFENSE.

 

http://www.zap-actu.fr/2012/06/26/le-repli-defensif-selon-malouda-espagne-france/

 

 

 

12345...14